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NoirT

Exposition de Pierre-Yves Freund
du 16 juillet au 31 août 2015
Citadelle de Belfort - Poudrière Haxo



Pour la deuxième année consécutive les Musée(s) de Belfort ouvrent à l'art contemporain l'ancienne Poudrière Haxo appelée aussi la chapelle.

Cet été, une carte blanche a été offerte à l'artiste Pierre-Yves Freund, on devrait même dire une carte noire tant le noir ou sa progression du gris au presque noir progresse au cœur d'un langage formel minimal. Les œuvres sont présentées dans cette fausse chapelle, lieu où les musées entreposent certains éléments de mobilier religieux des édifices environnants menacés de destruction.

Les matériaux de Pierre-Yves Freund sont simples, il s'agit le plus souvent de plâtre qui, lorsqu'il brûle, ressemble à des vestiges archéologiques. À l'aléa des effets formels de l'apparente combustion s'ajoute la précision des empreintes, celles de la paume ou des doigts de la main qui ont malaxé le plâtre. L'objet laisse apparaitre la fossilisation d'une membrane ou d'un pétiole d'une fleur de pavot. L’infra mince tel que le concevait Marcel Duchamp est réinvesti par le rituel, le non-nommé. La collecte nécessaire à tout protocole créatif de l'artiste produit des objets et des œuvres qui aident à mesurer le paysage, à l'arpenter. Les protubérances pour l'artiste relèvent du vivant, les cavités du secret.


Nicolas Surlapierre.



Exposition visible tous les jours de 10 h à 12 h 30 et de 14 h à 18 h.



_ A venir ...





Soit la brûlure du plâtre.



TRANS FORMATION

TRANS FORMATION

Commissariat associé avec Esox Lucius


Arnaud Vasseux _ Plâtre photographique _ 2013 _ Courtesy White Project _






Nous avons sollicité neuf artistes pour des réalisations qui touchent à l'intime, perceptibles par un large public. En ces œuvres les préoccupations humaines et actuelles sont éléments constructifs au même titre que la prise en compte des procédés de création, les mouvements, les dérives des matériaux. Ces propositions artistiques posent des interrogations, parlent d'aléatoire un instant maîtrisé, de cheminement. Ancrées dans notre réalité, elles parlent d'un passé et d'un devenir dans un langage contemporain.

Cela se transforme, cela bouge, évolue ou s'efface. Le temps est un élément essentiel en ces modifications. Le temps des sciences, des lumières, celui du regard offert, du partage, stance silencieuse dans le bruit environnant. Ces œuvres parlent également d'esthétisme, de séduction même pour certaines, et toutes éveillent la pensée tant par la figure proposée que par la genèse des réalisations. Elles sont loin des lectures univoques.

La mémoire modifie, le temps étire, cela use et nous échappe même. Le toujours pathétique et fascinant mythe de Sisyphe, recommencer sans fin, le même geste pour tenter de lui extirper jusqu'à son plus profond, jusqu'à épuisement. Et dans le même temps le beau aussi important que la survivance des lucioles.

Les interrogations ici éveillées parlent de notre humanité, de nos fragilités, et du besoin de continuer, cela existe et nous parle.

La mise en espace de l'exposition se veut ouverte, permettant une circulation du regard et de la pensée. Chaque geste existe tant pour lui même qu'en résonance avec l'autre. Un ensemble.



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Œuvres de Cécile Beau _ Bertrand Rigaux _ Anouck Durand Gasselin _ Moufida Fedhila _ Blanca Casas Brullet _ Valère Costes _ Céleste Boursier Mougenot _ Muriel Toulemonde _ Arnaud Vasseux
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Exposition ouverte du 26 juin au 11 octobre 2015 _ Lab71, chemin du Molard _ 71520 _ Dompierre les Ormes _ 03 85 50 37 10 ( Fermée les samedis dimanches ! )



Valère Costes _ Appeaux à banquises _ 2015
Au mur : Moufida Fedhila _ My Island _





_ Boîte noire.