Que je colle de petites images aux murs de la ville, que dépose des mots et des formes en des lieux que je traverse​, des phrases volées en des gangues de plâtre perdues en des itinérances réfléchies, que je confie de petites boites valises à des mains amies, je ne perds rien, ne donne rien pour rien ; je garde votre regard, vos mots, un certain silence ... le temps d'une vie, d'une pensée. Restera une trace de ce qui fut, un fragment d'histoire, un mot silencieux, un éclat de rire partagé ; et toujours cette longue baie vitrée qui nous sépare à jamais, image reflétée d'un ailleurs, chemin partagé que je ne sais pas ici mais qui existe. Une absence.