La non réplique comme une manière de silence, se taire ou sans cesse dire la même chose, jamais vraiment à l'identique, à chaque geste les contingences varient, ombres et lumières dessinent de nouveaux possibles où déposer mots et silences. Entrecoupés de riens.

Avancer, tenir debout, se taire, être sur une réserve, la non parole … La réserve était ce lieu sombre et sans lumière où l'on tenait enfermé le chien, protéger l'enfant. Fermer une porte plus vite que tenter de comprendre, apprivoiser. Parler ?

Possible que ces noirs brûlés, ces anthracites clairs dessinent mémoires d'angles trop ombreux, parts sombres que la flamme érode et ronge faute de mettre en exergue. Souligner sombre.

Enfin cela se délite, ou passe … Être poussières, fragments, poussières de plâtre mort, lits de petites esquilles de mots perdus ; écrits détruits … Ce que les mains retiennent, au creux de la paume, offrande d'empreintes, pétales de pavots, bleus perdus, écrins blancs déposés, hiatus dessiné au creux de l'empan … Fragile équilibre délaissé, sans mot dire revenir.