_ Au creux des mots ...





La non rĂ©plique comme une maniĂšre de silence, se taire ou sans cesse dire la mĂȘme chose, mais jamais vraiment Ă  l'identique, Ă  chaque geste les contingences varient, les ombres et les lumiĂšres dessinent d'autres possibles oĂč dĂ©poser les mots et les silences. EntrecoupĂ©s de riens.

Avancer, tenir debout, se taire, ĂȘtre sur une rĂ©serve, la non parole 
 La rĂ©serve serait ce lieu sombre et sans lumiĂšre oĂč l'on tenait enfermĂ© le chien, protĂ©ger l'enfant. Fermer une porte plus vite que tenter de comprendre, apprivoiser. Parler ?

Possible que ces noirs brûlés, ces anthracites clairs dessinent mémoires d'angles trop ombreux, parts sombres que la flamme érode et ronge faute de mettre en exergue. La mise en exergue du sombre.

Enfin cela se dĂ©lite, ou passe 
 Être poussiĂšres, fragments, poussiĂšres de plĂątre mort, lits de petites esquilles de mots perdus ; Ă©crits dĂ©truits 
 Ce que les mains retiennent, au creux de la paume, offrande d'empreintes, pĂ©tales de pavots, bleus perdus, Ă©crins blancs dĂ©posĂ©s, hiatus dessinĂ© au creux de l'empan 
 Fragile Ă©quilibre dĂ©laissĂ©, sans mot dire revenir.





_ Atelier sans un mot ...



























_ Nos besoins d'attachement _






Ă  trop faire le tour de quelque chose, de vouloir en prĂ©ciser la nature, rĂ©ussit-on Ă  s'en Ă©carter __ vous ĂȘtes-vous dĂ©jĂ  demandĂ© ce qui se passe dans vos tentatives d'Ă©loignement, quittez-vous les choses, ou bien sont-ce elles qui vous quittent __ mes efforts de dĂ©tachement se terminent toujours par une forme d'Ă©puisement, du sujet ou de moi __ du pareil au mĂȘme, je n'ai jamais saisi le sens __ s'attache-t-on avec la mĂȘme nĂ©cessitĂ© que l'on se dĂ©tache



'' nos besoins d'attachement _ part II '' __ manuel daull





_ DĂ©solation.









Désolation : voir affliction ... L'état d'un territoire aprÚs le passage d'un destructeur, fut-il ancien allié ... Un instant imaginé avoir existé à vos yeux ...



_ Que m'en donnez-vous ? _ [Restitution]





_ Mise en place du 20 et 21 février 2018 _ Charlieu _ Atelier Komunikey _ Sébastien Dargaud.






L'espace, murs blancs, murs noirs et une longue table vitrine. Ne pas bousculer l’ordre, placer sans heurt, photographies aux murs, petits volumes dans la vitrine et au sol, plĂątre noir, blanc, pĂ©tales de pavots serrĂ©s dans la paume, stigmates dont la couleur s'estompe avec le temps. La trace parle, blessure symbolique dont le sens Ă©chappe.









'Que m'en donnez-vous ... ?'


Que faites-vous de vos mains, à quelle auge mesurer la valeur du geste, ce qui fut réalisé, ce que nous voyons, considérons ?
Parole et regard, indiffĂ©rence, il n'y a pas d’universalitĂ© en nos prĂ©occupations, pas de rĂ©sonance obligĂ©e. Les possibles silences.








Quelques heures de rencontres sans temps mort, la proposition interpelle, venue d'ailleurs, loin, la pluie continuelle décourage certains, le marché du samedi matin se désertifie rapidement ... Passent amis et inconnus, compter serait non sens.














''C'est bien simple, je veux tout les rampes d'accÚs ! Les produits en déréliction, les ùmes perdues ! '' _ Christophe C.







_ Quelque chose _


























Installation Ă©phĂ©mĂšre, ‘acte performatif ‘ , durant lequel mon rĂŽle est le contrĂŽle du processus.
‘Quelque chose’ : sept petits parallĂ©lĂ©pipĂšdes de plĂątre, contenant chacun un tube halogĂšne de 500 watts ; mis sous tension, ils rĂ©agissent, fument, se fissurent, et s’éteignent plus ou moins rapidement, rien n’est prĂ©visible. Ils peuvent demeurer inertes. Ils sont Ă©change autour d’une piĂšce Ă  durĂ©e de vie limitĂ©e, mise en espace temporaire, dont subsistent photographies et vidĂ©os.






















Mise en place au 180, TĂ©teghem, 2014 et Ă  l'Atelier Archipel, Arles, 2013 _ Photographies Nicolas Gaillardon.






_ Guy Viarre.





je dis que parler ce n'est pas tout confondre.
ni donner audience Ă  inertie mauvaise.
on n'enjambe pas des vautours et nos charognes
sont plus générales
et plus claires
qui n'invectivent pas.



' Le livre des parois ' _ Guy Viarre _ GrĂšges Ă©ditions _




_ Pierre-Yves Freund n'existe pas ...











_ Pierre-Yves Freund n'existe pas _ Entretiens sur L'Intervalle _ 16 janvier 2017
.









_ L'INTERVALLE_ FABIEN RIBERY _ blog littérature, cinéma, photographie, gestes artistiques, sciences humaines, philosophie / Entretiens et chroniques ...









_ Le regard d'Olivier Perrenoud. Un merci grand.









_ Sans hasard ...









Que je colle de petites images aux murs de la ville, que dĂ©pose des mots et des formes en des lieux que je traverse​, des phrases volĂ©es en des gangues de plĂątre perdues en des itinĂ©rances rĂ©flĂ©chies, que je confie de petites boites valises Ă  des mains amies, je ne perds rien, ne donne rien pour rien ; je garde votre regard, vos mots, un certain silence ... le temps d'une vie, d'une pensĂ©e. Restera une trace de ce qui fut, un fragment d'histoire, un mot silencieux, un Ă©clat de rire partagĂ© ; et toujours cette longue baie vitrĂ©e qui nous sĂ©pare Ă  jamais, image reflĂ©tĂ©e d'un ailleurs, chemin partagĂ© que je ne sais pas ici mais qui existe. Une absence.











_ Étoiles ennemies _ Alain HobĂ©.





... " Il se retrouve le dos contre le fond froid de la cour, les yeux en l'air, tout entier en morceaux Ă  se perdre en pensĂ©es inutiles maintenant qu'il s'Ă©vanouit, que ses pensĂ©es rencontrent ce qu'elles ne sont plus, maintenant qu'il part par petits bouts, dĂ©bris que le vent pousse dans les rainures. Il ne bouge pas, Ă©puisĂ© de stupeur, pensif dans ses derniers instants, certain qu'il ne parviendra pas Ă  quitter les lieux autrement qu'en disparaissant lĂ , dans l'Ă©vidence soudaine de son inapparence Ă  l'instant oĂč le rĂȘve, ou ce qu'il prend pour lui, l'enlĂšve en son absence. "


_ Alain HobĂ© _ Étoiles ennemies _ L'arachnoĂŻde _ 2007.





_ 1/12/2017





















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_ Prémisses d'esquilles.









_ Un temps ...










L’ÉchappĂ©





Nouvelle page du site _ L’ÉCHAPPÉ _







_ Regard sur gestes.





Le rapport au rĂ©el, Ă  la matiĂšre, ĂȘtre de la sculpture.

Le passage du temps, tenter de lire la forme.


Photographier, caresser l'ombre.











Travailler avec qui maĂźtrise l'outil.

User de mains contraignant le plĂątre tenu en de fragiles gangues de nylon.

Contrainte.



Rien n'est simple ni épuré dans ce qui précÚde le geste, ou s'ensuit.

Sculpture donc, caresse de matiÚre, empreints d'images au réel proche, sans recherche de vouloir faire absolument, cela naßt de rencontres.

La présence du blanc quelquefois contrariée de rouge qui souligne ou s'estompe.

OĂč paumes contenant caressant une matiĂšre organique fragile prise dans le blanc.









Le calme apparent de la forme, lent Ă©coulement du fil du temps.




_ 'Comment sauver le peu qu'on engloutit ? ... '





Toute l’Ɠuvre de P-Y Freund rĂ©pond Ă  la question que pose Caroline Sagot Duvauroux * : “Comment sauver le peu qu’on engloutit ?” et que le monde lui-mĂȘme dĂ©vore. Le plasticien fait ressurgir non seulement les traces mais les lumiĂšres de tout ce qui se dĂ©fait. Textiles, moulages tirent du rien “tout ce qui reste” comme aurait dit Beckett. Comme lui, l’artiste fait de ce rien un tout en un cĂ©rĂ©monial qui n’a rien de dĂ©lĂ©tĂšre. Les survivances se transforment soudain en survivances Ă  la beautĂ© froide venue d’un surgissement intempestif. NĂ©ons, cubes conjurent Ă  leur maniĂšre l’immense charnier du temps selon une gĂ©omĂ©trie dans l’espace des plus impeccables.

Le crĂ©ateur projette des visions qui ouvrent Ă  une sorte d’universalitĂ©. Elles marquent une obsession, une hantise de l’entrave dont le crĂ©ateur veut libĂ©rer le monde comme s’il voulait rĂ©parer le trauma d’une Ă©poque qui croule sous les images, aussi rĂ©pulsives qu’attirantes et attractives, signes d’un implicite enfermement. Les Ă©pures de l’artiste permettent de penser l’ĂȘtre, son rapport Ă  l’autre, au monde en une concentration source de “simplicitĂ© ». Ses Ɠuvres produisent aussi une sensation quasi tactile de l’espace. Il joue ainsi sur deux registres : la jubilation d’un parcours initiatique qui provoque un ravissement mais aussi — car il faut bien l’appeler par son nom — le tragique de situation oĂč l’ĂȘtre semble perdu en une sorte de nĂ©ant.

Ce que l’artiste offre reste nĂ©anmoins harmonieux et accompli. Dans cet univers dĂ©peuplĂ© et de recueillement, ce qui y demeure “tient”. A ce titre, Freund pourrait faire sienne la phrase de Braque: “ une toile blanche ce n’est dĂ©jĂ  pas si mal ”; chez le plasticien c’est mĂȘme bien, car Ă  la fin il faut toujours revenir Ă  l’essentiel, l’image primitive et sourde. Une lumiĂšre surgit de sa cĂ©sure. Jamais loin du nĂ©ant, l’artiste atteint ainsi une sorte d’essence et de clartĂ© par ce dĂ©pouillement majeur lĂ  oĂč l’art semble se dĂ©rober mais rĂ©siste pourtant de maniĂšre essentielle.

C’est en ce sens que sous l’apparente banalitĂ© se cache ce qu’il y a de plus fantastique. L’image devient un seuil visuel particulier. Franchir ce seuil ne revient pas Ă  trouver ce qu’on attend. Mais c’est ainsi qu’il indique un rĂ©el passage : il ne risque pas, sa frontiĂšre passĂ©e, de rameuter du pareil, du mĂȘme. Si effet de miroir il y a, ce miroir est un piĂšge : l’Ɠil devient veuf de ce qu’il espĂšre ou serait en droit d’attendre.


Jean Gavard-Perret.


* Texte de Caroline Sagot Duvauroux, catalogue Pierre-Yves Freund, co-édité par le Musée de Belfort et le 19, CRAC de Montbéliard, 2015.












_ Gestation.





GESTATION


Au sens figurĂ©, pĂ©riode pendant laquelle un artiste, un Ă©crivain travaille Ă  une Ɠuvre en cours; c'est aussi l'Ă©tat de l’Ɠuvre pendant cette pĂ©riode. Pour l'auteur, la gestation est un Ă©tat trĂšs particulier, de travail, mais aussi de prĂ©occupation et mĂȘme de hantise jusque dans la vie courante; il a l'impression de vivre dans deux mondes Ă  la fois, celui de l’Ɠuvre et le monde rĂ©el; et il s'est orientĂ© vers l’achĂšvement, il sent cependant avec l’Ɠuvre une intimitĂ© Ă  laquelle il regrette souvent de devoir mettre fin. Pour l’Ɠuvre, ce n'est pas seulement l’inachĂšvement; c'est un Ă©tat dynamique de transformations perpĂ©tuelles; les brouillons, les esquisses, en donnent une idĂ©e, mais ne rendent pas l'essentiel, qui est ce statut toujours mouvant.


Voir Ă©galement Conception, Esquisse.



Extraits du Dictionnaire des synonymes et des mots de sens voisins de Henry Bertaud du Chazaud, Quarto Gallimard .



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"De quelque façon que les hommes veuillent me voir, ils ne sauraient changer mon ĂȘtre, et malgrĂ© leur puissance et malgrĂ© toutes leurs sourdes intrigues, je continuerai, quoi qu'ils fassent, d'ĂȘtre en dĂ©pit d'eux ce que je suis. "

RĂȘveries du promeneur solitaire (1782) Jean-Jacques Rousseau



_ Jean-Pierre Le Goff _











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SILENCE OPPOSÉ






_ Tout ce blanc et ce gris.





_ Ça poisse sĂ©vĂšre. On ne voit mĂȘme pas le bout de son bras. On marche dans le vide. C'est pas nouveau. Mais c'est humide. Et ça tord un peu les boyaux. On s'habitue. Comme d'habitude. Comme d'habiter dans du fromage. Ou d'explorer le cul d'un nuage. On s'habitue. C'est pas le problĂšme. Tout ce blanc et ce gris qui nous emmĂȘlent. Le froid des os. C'est pas le plus grave. LĂ  oĂč ça coince c'est de comprendre que dans nos yeux naĂźt le brouillard.



_ Bleu de travail _ Thomas Vinau. [Édition 'La fosse aux ours']






_ HĂąte toi ...







Tu es pressĂ© d’écrire
Comme si tu Ă©tais en retard sur la vie.
S’il en est ainsi fais cortùge à tes sources
HĂąte-toi.
HĂąte-toi de transmettre
Ta part de merveilleux de rébellion de bienfaisance.
Effectivement tu es en retard sur la vie
La vie inexprimable
La seule en fin de compte à laquelle tu acceptes de t’unir,
Celle qui t’est refusĂ©e chaque jour par les ĂȘtres et par les choses,
Dont tu obtiens de ci delà quelques fragments décharnés
Au bout de combat sans merci.
Hors d’elle, tout n’est qu’agonie soumise, fin grossiùre.




_ René Char, dans ' Le marteau sans maßtre'' (1934)




_ L'arriĂšre-pays ...





J'ai souvent Ă©prouvĂ© un sentiment d'inquiĂ©tude Ă  des carrefours. Il me semble dans ces moments qu'en ce lieu ou presque lĂ , Ă  deux pas sur la voie que je n'ai pas prise et dont dĂ©jĂ  je m'Ă©loigne, oui, c'est lĂ  que s'ouvrait un pays d'essence plus haute oĂč j'aurais pu aller vivre et que dĂ©sormais j'ai perdu...



L'ArriĂšre-pays _ Yves Bonnefoy



_ Absence _ by Max Kuiper









'' Poetic interaction with ABSENCE '' _ Invitation à contributions à NUITS et NOIRS magazine, initié par Max KUIPER.



_ Docimasie _ Patrick Wateau.





De quelque maniĂšre que l’on place son visage sur un plan plane, il ne reposera jamais dans toute sa longueur. MĂȘme entre vis de serrage et verrou de blocage.



_ Rien





'Silences en regard trop souvent entrecoupés de petits signes contrariant l'effacement définitif. '



_ Tatiana Trouvé





' That presence, or rather, that belief in the presence of spirits or ghosts was si important that I found myself imagining the opposite, that perhaps my family and I were ghosts and that we were living in a parallel dimension where the jinns were the true, habitants of a new continent. Many years later, I come to think that for me fiction was nothing more than a doubling of things. ' _ Tatiana Trouvé



_ fragments d'une correspondance amie _





_ ce que l’on garde - ce que l’on porte - ce dont il serait bon de se dĂ©barrasser _



_ sur le Sentiers des Lauzes ....





Mise Ă  jour du site du Sentiers des Lauzes .... Texte critique de Monique Chiron, alors directrice de la galerie du Granit, Belfort.





Écrit au blanc de Meudon sur la baie dominant la VallĂ©e de La Drobie.







_ Trans Formation





. Ici ... _ Un texte qui parle de l'Ă©dition Trans Formation, par Jean-Paul Gavard Perret



... LĂ  _ Un lieu oĂč trouver cet ouvrage





'My Island' _ Moufida Fedhila.







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' Je voulais simplement exister un instant pour quelqu'un. '


In 'Jin-Roh ' film d'animation japonais, 1998.




_ Caroline, paroles un jour.





'' Je vais croiser mes mots Ă  ses silences, comme nous le faisons depuis longtemps. Et ses Ɠuvres, ses puzzles, je ne sais pas comment on peut dire, sont de celles qui suggĂšrent le plus pour moi l'Ă©criture. Peut ĂȘtre justement par la densitĂ© du silence, qui chez Pierre-Yves est toujours autour du moindre, du moins possible. Mais dans le rien dont il parle, qu'il met en acte, je vois toujours un ' rien si ce n'est ', c'est dans le fond presque un non qui dit oui. Cela fait trĂšs longtemps que nous nous connaissons maintenant, et nous avons eu comme cela quelques rendez vous. Peut-ĂȘtre dire de la pensĂ©e c'est trop grand, mais c'est tout de mĂȘme de la pensĂ©e. Dire ce qui va, au delĂ  de l'Ă©motion, dans la rencontre, venir se poser, qui fera parole un peu vivante sur des Ă©carts, puisque les Ă©carts sont tellement importants dans les installations de ces formes pleines, denses de blanches gĂ©nĂ©ralement. ''


Caroline Sagot Duvauroux _ Limite inférieure de rien, La Roche sur Foron.




_ Présence _








MICHEL ANSEAUME & CAROLINE SAGOT-DUVAUROUX


Photographie : MĂ©lanie Gribinski



_ Le parti pris des choses





_ " Je ne sais pourquoi je souhaiterais que l'homme au lieu de ces Ă©normes monuments qui ne tĂ©moignent que de la disposition grotesque de son imagination et de son corps (ou alors de ses ignobles mƓurs sociales, compagniales ), au lieu encore de ces statues Ă  son Ă©chelle ou lĂ©gĂšrement plus grandes (je pense au David de Michel-Ange ) qui n'en sont qui n'en sont que de simples reprĂ©sentations, sculpte des espĂšces de niches, de coquilles Ă  sa taille, des choses trĂ©s diffĂ©rentes de sa forme de mollusque mais cependant y proportionnĂ©es (les cahutes nĂšgres me satisfont assez de ce point de vue), que l'homme mette son soin Ă  se crĂ©er aux gĂ©nĂ©rations une demeure pas beaucoup plus grosse que son corps, que toutes ses imaginations, ses raisons soient lĂ  comprises, qu'il emploie son gĂ©nie Ă  l'ajustement, non Ă  la disproportion, - ou, tout au moins, que le gĂ©nie se reconnaisse les bornes du corps qui le supporte. "

In ' Le parti pris des choses ' par Francis Ponge.



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Calme encore lĂ , dans quelques heures tout va se mettre en chemin, et comme souvent attendre le dernier moment pour commencer, sachant que cela ne sera pas comme pensĂ©, et qu'avec un peu d'ombre cultivĂ©e peu s'en apercevront, jusqu'au jour oĂč tout sera mis en lumiĂšre. Cultiver l'ombre.



_ Unkraut _ Malherbe, dit-elle.









_ Un silence.





Je sais tes silences, le temps nĂ©cessaire Ă  les rompre ; je les fais tourner dans ma tĂȘte jusqu'Ă  la ronger trop.
Cela devrait un jour donner naissance Ă  un geste.
Ou pas.