emblave d'obscur [ et perdue ] _ art en chapelles

















Pierre-Yves Freund _ Église de Rochejean _ Emblave d'Obscur (et perdue) née d'une courte phrase de Caroline Sagot Duvauroux, envoi de l'ouvrage ' Comment dire ' ... Comment dire, répliquer, une forme, une phrase, une empreinte, tenter d'en extirper un sens, écrire, réécrire encore jusque perdre ... Et perdre à nouveau qui fut perdu.







Tentative de paroles confiées, presque confidences partagées, voix de Caroline Sagot Duvauroux, de Lucas Condamine, et autres présences essentielles.













Je suis venu à vous en confiance, vous parle et vous n'entendez pas, je parle toujours à la frontière de rien, c'est une habitude que de tenir un équilibre juste là, exercice souvent précaire, fragile, douloureux quelquefois.

Ne dirai rien sur ce que j'espérais trouver auprès de vous, vous me paraissiez rassurant, me laissiez m'avancer en ces territoires que je pensais asile, havre, pensais cela.

Vos mots me frappent loin en dedans, ou m'évitent, je n'ai pas votre culture, votre savoir, encore moins votre foi, vous me parlez en une langue que je ne comprends pas,' avoir fort bien compris le sens, mais en quelle langue, non'

Me souviens souvent de cet autre, sa présence rassurante, son regard et ses mots, puis un matin ne restait plus que son habit jeté au sol, envolé, parti.

Vous êtes là, à l'abri de mon regard, et je vous aurais parlé, sembler écouter, mais vous n'écoutez que vous, que ces mots auxquels vous vous accrochez pour donner sens à votre présence. Cette nuit je marcherai encore vers ailleurs, de l'autre côté c'est peut-être plus soleil, je ne vous laisserai pas ce livre qui me hante, cette déflagration qui m'a traversé à sa lecture, brûlé loin, en dedans.

J'étais venu à vous en confiance, mais de trop peu parlé je nous ai perdus.

Que m'importent ces réels, les mains tendues à rien, marcher.

Marcher, marcher longtemps pour rencontrer, de l'autre côté de la frontière qui dispense un instant essentiel. Repartir, prendre la route, rasséréné. Peu savent encore. Au matin plus de lumière à l'intérieur. Passer la frontière. Traverser. Ils ont clos les portes, condamné l'asile.

Juste marcher, passer, passer la Roche, cela fait si longtemps, ils savaient que contraindre ne servirait à rien .















Exposition visible en présence du médiateur, les mardis, jeudis, samedis et dimanches de 14 à 18 heures.







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