YAW





Esox Lucius _ le quai (294M9)_ 71740 Saint-Maurice-lès-Chateauneuf

présente

Tuğba Yüksel, photographe, Olivier Toulemonde, compositeur, Pierre-Yves Freund, sculpteur.


Temporairement fermé.














'YAW'

Le mot empreint de sens différents, embardée, écart, dragon même …
Aborder l'espace de La Gare pour ce qu'il est mémoire de voyages, regards croisés déjà perdus, images estompées.
L'aborder pour sa réalité physique, jouer des intervalles, des espaces perdus entre anciens et nouveaux murs.
Espaces entre deux, habités ou désertés, frontières, distances, faux semblant, territoires que nous tenterons d'éveiller en ce lieu particulier.








Le travail photographique de Tuğba Yüksel naît de l’observation de l'autre, parle d'esthétisme de l'image. Elle capture des instants de vie quand les attitudes des personnages dévoilent leurs pensées intimes. Tuğba Yüksel, née en 1979, a étudié l'art à l'université de Marmara. Les photographies de T. Yüksel parlent de peinture ; vitres embuées, ombres portées et filtres de couleurs disent des univers oniriques dans lesquels l'essence du personnage se dessine. Dans les études vertes, Tuğba tente de saisir un essentiel de l'humain, en évitant toute interaction du sujet photographié avec des êtres vivants ou des objets. La photographie de Tuğba Yüksel dit des instants de pensée intérieure, au delà des apparences.






Issu de la musique concrète, Olivier Toulemonde a pris l'habitude d'écouter à l'intérieur des sons. Il en a développé une relation intime au bruit _ celui qui nous entoure, celui qui résonne en nous, celui qui fait musique _. Et c'est cette question du sonore qui façonne son travail artistique, que ce soit en tant que plasticien, musicien, compositeur ou réalisateur radio. Sa démarche consiste essentiellement à s'étonner des sons de tous les jours, à en révéler les contours et à extraire du quotidien l'événement ordinaire qui deviendra objet sonore extraordinaire.






Les sculptures de Pierre-Yves Freund ont une présence riche d’une simplicité qui condense en elles la complexité de ce qu’elles impliquent du rapport au lieu, des relations entre matière et structure ou entre forme et processus. Elles associent la forme au geste, la surface à la trace, la présence à un temps sédimenté. Elles évoquent quelque part cet art de la disposition propre à l’Art du Jardin japonais, mais aussi l’importance du positionnement que l’art minimal a porté dans ses productions. De cette expérience, elles ont aussi tiré cette façon d’impliquer le mouvement même de notre corps dans leur perception. Elles participent enfin d’un art d’inscrire le faire, le geste de la production dans la forme même.








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