Espace Liberté _ Crest.






Dans la vitrine jusqu'au 25 avril, une pièce unique et évolutive de Pierre-Yves Freund intitulée Bac/abc. Il s'agit d'une sculpture constituée d'un bac rectangulaire blanc en polyester de 190 x 80 x 15 sur le fond duquel repose une plaque de plâtre de 53 x 127. Le bac est empli de thé noir qui va s'évaporer et donner naissance à une peau brune qui s'épaissira jusqu'à l'évaporation complète du liquide. Pierre-Yves Freund interroge la temporalité et la part de l'artiste dans une œuvre qu'il tente de réduire à sa plus simple expression.








Galerie Espace Liberté _ 5 rue des Alpes _ 26400 Crest _ 04 75 76 74 83 _ galerieespaceliberte@free.fr



Images, paysage d'ombres, presque rien.











Chaque Jour _ Projection 'In situ '











Projection en l'espace vidéo de ' Chez Robert ', lors de l'exposition La Coulée, 2009.



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Une proximité ____ pleine de plusieurs mondes









Esox Lucius _ Ligny en Brionnais _ Pierre-Yves Freund _ Arnaud Vasseux _ 2009 _


Nouvelle page du site.




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" Un fil, un fleuve, tous mes vaisseaux, je te donne la parole, je te donne ma parole que tout existe, quelques morceaux s'en détachent. " Ariane Molkhou.




LA VIGIE _ NÎMES _ RENCONTRES N°34









Rencontres N°34 est celle d’artistes dont le travail propose une sensibilité, une attention particulière aux matériaux et gestes utilisés tant en sculpture qu’élargis à ceux traditionnels du bâtiment.
Mouler, couler, couper, assembler, regarder, garder, constater, autant d’actions et de gestes simples, qui observés et répétés deviennent parfois le propos même de l’œuvre.


Hervé Bréhier (Paris) utilise entre autre des objets quotidiens récupérés, parfois chargés d une histoire personnelle qu’il déplace de leur contexte et retravaille en tant que matériaux, leur offrant un nouvel espace ; le processus est généralement montré et l’ensemble du travail dénote d’une grande économie de moyens.

Sarah Dorp (Nîmes) questionne la relation à l’habitat, à son rôle (isoler, protéger, enfermer, délimiter…) à ses pleins, ses vides, ses qualités graphiques, par la manipulation et la confrontation physique aux matériaux tels que la pierre, le béton, l’acier, jouant parfois comme des structures creuses et légères venant dessiner l’espace ou alors comme des volumes pleins et fermés dans lesquels il est impossible de pénétrer.

Pierre-Yves Freund (Augerans) porte une grande attention à la mémoire que l’objet réalisé porte dans sa matière : traces d’accidents, systèmes d’élaboration. Le plâtre permet par sa fragilité de déclencher des failles dans le processus qui deviendront alors parties intégrantes de l’œuvre, il use des jeux de plans, de lumière, de fragilité et de résistance, de maitrise et d’inattendu.



Des œuvres en retenue mettant l’accent sur la simplicité des gestes et la façon dont les matériaux y réagissent, jouant alors comme de réels espaces sensibles et poétiques.








LA VIGIE _ 32, rue Clérisseau _ 30000 _ NÎMES _ 04 66 21 76 37 _ Exposition du 20 novembre 2009 au 13 février 2010.



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Lettre à Lucilius.





Il se trompe celui qui croit que donner est facile ... - Quoi, tu donnes pour recevoir ? - Bien plus, c'est pour ne pas perdre ; il faut que le don soit mis là où on ne doive pas le réclamer, mais où il puisse être restitué. Il faut placer son bienfait comme un trésor profondément enfoui que l'on n'extraira qu'en cas de nécessité.

Sénèque _ La Vie heureuse.



_ PATERSON _





Je suis en colère contre toi, et indignée, et ça me force à te dire en face un certain nombre de choses, sans mes détours de langage habituels. Tu peux prendre toute la littérature et celle de qui tu voudras et la balancer dans l’une de ces grosses bennes à ordures de la voirie, tant que le gratin des penseurs aux sensibilités les plus subtiles utiliseront leur pensée et leur sensibilité non pas pour devenir eux-mêmes plus humains que le communs des mortels mais pour éviter de mieux comprendre les gens qui les entourent – sinon en théorie, ce qui n’a pas le moindre bon dieu de sens.



William Carlos Williams in ‘ PATERSON ’ _ traduction Yves Di Manno _ Éditions Corti 2005.