Semaine _ 2009 _

Une proximité pleine de plusieurs mondes _ Exposition en La Maison de Jean _ Esox Lucius









Analogues

Semaine 35.09_ Revue hebdomadaire pour l’art contemporain _ 2009




Pierre-Yves Freund, Arnaud Vasseux
Une proximité pleine de plusieurs mondes




Prélèvements. Le temps d’un été, Pierre-Yves Freund et Arnaud Vasseux exposent dans une maison du hameau des Sertines, près de Ligny-en- Brionnais, tout au sud de la Bourgogne. Les deux artistes qui, durant quelques semaines, ont conçu et produit leurs travaux sur place – soit une vingtaine de sculptures, quelques photographies et une vidéo ont, dès l’élaboration du projet, souhaité instaurer un dialogue faisant explicitement intervenir la bâtisse qui les accueille, une ancienne demeure inhabitée depuis des années, aujourd’hui quasiment vide et restée en l’état. Deux sculpteurs et un lieu, pour une conversation à trois, donc. Un tel parti évoque immanquablement les problématiques qu’on range sous le terme d’in situ, devenu si ordinaire ces dernières décennies qu’il en paraît déjà désuet. Précisément parce qu’il semble à ce point familier qu’on a cru y voir l’un des lieux communs de l’art récent, l’in situ a inspiré toutes sortes d’interprétations erronées, servant l’idéologie molle d’une contemporanéité attrape-tout. Pourtant, ni la traduction littérale de la locution ni son appartenance première aux lexiques géologique et archéologique ne laissent entrevoir les liens inductifs qu’elle désigne, n’associant pas seulement l’œuvre et le lieu, mais permettant de remonter de la première au second, comme pour l’éclairer, le mettre en vue et l’offrir à l’expérience.

Fabien Faure








premier plan à gauche : Arnaud Vasseux, Déchiré/retourné _ à droite : Pierre-Yves Freund, Bâton. arrière plan à gauche : Pierre-Yves Freund, Équilibre _ à droite : Arnaud Vasseux, Poteau d'angle, plâtre non armé.





Se manifestait ici la volonté de s'inscrire dans un espace qui prend la maison comme mesure et accepte l'espace vécu comme matériau disponible. A chaque déplacement l'installation s'impose sans chercher à remplacer. Rien n'est visible en un seul regard. Le déplacement de l’œil et du corps permet des conjonctions inattendues et tient lieu de réponse à l'existence même du lieu.

Viviane Zenner







Un déterminé (II)

Pierre-Yves Freund est habité par les notions de trace, de mémoire et d'empreinte. Le processus fait souvent partie intégrante du travail. L'instant figé, celui où le regard s'arrête, est témoin d'un passé et d'un devenir, temps suggéré, non imposé. Ses formes portent les marques de leur  […]

Lire la suite

Stances

Il y eut plusieurs noms à cette forme, trop bavards, trop complexes. Il y eut trois formes dans un cimetière, puis 27 pour un projet commandé rejeté, puis 36 un instant imaginé exister. A ce jour 40 formes, nées de mes mains contraignant le plâtre noir ; François Bazzoli en a souligné le côté  […]

Lire la suite

Pétales de pavots

La feuille de pavot se tord, se plisse, tant de contraintes douces l'amènent en des territoires de formes organiques dont il ne restera rien, empreintes traces sur papier, le souvenir perdu de ce qui fut, des jours de soleil emplis d'abeilles. Une vitre dépolie marque une frontière invisible, et  […]

Lire la suite

Errances

C'est presque une habitude, tenir en paume un pétale, un morceau de métal, l'un pris dans une gangue de plâtre, l'autre pour marquer la main que l'attention se déplace des mots et des regards en cours, serrer. '' petite pièce de métal trouvée au sol serrée longtemps dans la paume jusqu’à l’absorber  […]

Lire la suite

vol d'image

J'ai collé des images sur le mur, pas trop haut, pas trop bas, que tu les voies. Dans la ville, je les ai souvent cachées, sur le soupirail, à l'arrière du Musée, une subsiste encore, peu savent, elles résistent bien tu sais, qu'importe d'ailleurs. Je vole des mots aussi, tu sais, ne garde que des  […]

Lire la suite

Comme un souvenir




Quelques jours encore, et l'exposition 'Comme un souvenir' s'effacera, gestes dont (me) resteront quelques images de volumes que j'ai aimé mettre en place ; dialogue silencieux entre sculptures, photographies d'Anne Immelé et la pensée de Tarkovski. Rencontres.

Lire la suite

' Faux Semblant ' _ Rue sur vitrine _ TALM Angers.

          De la rue c'était rouge, cela montait à l'obscurité naissante, nuit dessinée de lumière. De jour, l'écrit rouge échappait à peine ; lettres de néons si souvent liées à la publicité ; quelques objets attirent, déposés le long de la vitrine. Ambiguïté des formes, boutique qui n'en est pas  […]

Lire la suite

Haut de page