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_ Un temps ...










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FIAC 2017 _ 19-22 octobre 2017 _ Stand 0.D38




La Galerie Françoise Paviot présente :



Juliette Agnel – Jocelyne Alloucherie – Dieter Appelt – Anna et Bernhard Blume – Brassaï – Henri Cartier-Bresson – Benjamin Deroche – Alain Fleischer – Lydia Flem – Joan Fontcuberta – Pierre Yves Freund – Raymond Hains – Aki Lumi – Man Ray – Arthur Siegel







L’ÉchappĂ©





Nouvelle page du site _ L’ÉCHAPPÉ _







_ Flou ...









_ Contraintes _










' Contraintes ' _ Longtemps dénommées 'Gueules cassées', ces formes naissent de la pression des mains sur le plùtre contenu en des bas nylon. Toutes les photographies ont été retravaillées par un ami photographe pour donner une série homogÚne.


Cela existera un jour, ou pas.







_ Être l'invitĂ© de l'invitĂ©e.









_ Paysage improbable.









_ Pavots _ août 2017















_ L'échappé












_ Vue _ 2017








DerniĂšre vue, le lieu oĂč ces photographies furent prises est dĂ©truit.




_ PoussiĂšre blanche sur noir.














_ Texte de François Bazzoli _ Dialogue du geste et de l'artiste commenté par le témoin privilégié _


_ Photographies Olivier Perrenoud et Pierre-Yves Freund _


_Conception graphique Juanma Gomez ' Hands'up Studio '







_ Impression numérique _ 48 pages _ 100 exemplaires remis essentiellement en mains propres.



_ L'échappé









L'échappé

Exposition de Pierre-Yves Freund

Librairie et lieu d'Ă©change La Colline _ 21 _ Flavigny sur Ozerain



Vernissage le samedi 11 août à partir de 17 heures 30.

Exposition du 12 au 31 août, de 14 h à 19 h, sauf les lundis.






_ Non Nommée










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2017 _ Pétales de pavots, plùtre, formes aléatoires, éphémÚres.







_ Fichier PDF en ligne et consacré à mon travail.





http://www.pyfreund.net/pdf/gestes2014.pdf



_ A cÎté de la plaque _ [ Gueules Cassées II ]





- A cÎté de la plaque







' Du plĂątre noir est maintenu dans un tissu souple. Les mains se posent sur cette forme organique, doigts et paumes contraignent la matiĂšre pour obtenir un volume.'

S'affranchir de l'idée de socle. Poser les formes sombres sur de petits socles non visibles, de 1 centimÚtre de haut, désolidariser du sol.








'' Formé 27 ou 29 formes noires, nées de mains contraignant le plùtre noir, j'avais nommé cela des 'Gueules cassées ' ; François Bazzoli en a souligné le cÎté grotesque.

Les formes dissĂ©minĂ©es dans l'atelier sont regroupĂ©es par pĂ©riode de coulage, ou par ressemblances forcĂ©es​. Certaines emballĂ©es reposent. L'univers ici est noir en ces jours, peu de formes blanches se distinguent.

DĂ©ambuler entre elles, le regard change selon qu'il se pose dans un sens ou dans l'autre, selon que la lumiĂšre dessine avec le soleil qui se couche.

Cette incertitude de formes posées en désordre me parle et m'inquiÚte.

Les formes sont blessĂ©es, certaines limites sont brisĂ©es, elles portes les marques de leur histoire, de leurs petites blessures, ĂȘtre sali, rien ne rassure.

Certaines, un instant rejetĂ©es, sont enterrĂ©es dans un coin du jardin, je les retirerai un jour quand les intempĂ©ries les auront travaillĂ©es. ​








_ Contrainte [ Gueules Cassées ] _ I









Contrainte.



Sur une plaque de métal noir reposent 3 formes sombres, en plùtre noir, dites 'Gueules Cassées'.



La forme naĂźt de contrainte de la matiĂšre maintenue en des bas de nylon. Les mains se posent sur cette forme organique souple, doigts et paumes s’immiscent, pression et serrement modulent et font naĂźtre des mĂ©moires de visages. Le plĂątre noir se solidifie, le tissu est arrachĂ©. RĂ©paration, violence, modelage Ă  l'aveugle.










_ Salmaise _ BĂątons perdus.






Perte d'Ă©crits aux portes du Morvan.

Dans la maison prĂȘtĂ©e par un ami sont passĂ©es quelques personnes du village.

Une porte ouverte sans réelle indication, chacune et chacun avaient apporté quelques écrits intimes.

Secret partagĂ©, les mots recopiĂ©s sont pris en onze bĂątons de plĂątre dĂ©posĂ©s ensemble en un lieu de la forĂȘt.
















_ Rendez-vous Ă  Saint-Briac (II)






© Raphaël Chipault et Gilles Gerbaud







Rendez-vous Ă  Saint-Briac



Exposition du 25 mai au 28 mai 2017


La galerie Françoise Paviot prĂ©sente le travail de trois artistes de l’École Nationale des Beaux- Arts de Paris, chacun d’entre eux invitant Ă  son tour un artiste de son choix.

Gilles Gerbaud et Raphaël Chipault invitent Arnaud Vasseux
Juliette Agnel invite Benjamin Deroch
Blanca Casas Brullet invite Pierre-Yves Freund




Ancien presbytĂšre
Route du presbytĂšre
35800 Saint-Briac-sur-Mer


Ouvert de 11h Ă  19h
Entrée libre
07 86 84 73 06






www.festivartsaintbriac.fr




http://paviotfoto.com/







_ Rendez-vous Ă  Saint-Briac. (I)















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_ Entre les mains, échappée de plùtre noir.




' Un bout du pré '









Une a relevé le secret, c'est trÚs dangereux de relever les secrets, les choses premiÚres. S'est cassé la ligne à l'endroit du secret. On n'a pas retrouvé la parole perdue mais la conscience s'est accrue douloureusement dans la ligne brisée de la parole.

_ Caroline Sagot Duvauroux _ Un bout du pré.





[Photographie ©Mireille _ Les Petits Toits du Monde ]







_ Posons nos valises.









_ Ostie









_ Regard sur gestes.





Le rapport au rĂ©el, Ă  la matiĂšre, ĂȘtre de la sculpture.

Le passage du temps, tenter de lire la forme.


Photographier, caresser l'ombre.











Travailler avec qui maĂźtrise l'outil.

User de mains contraignant le plĂątre tenu en de fragiles gangues de nylon.

Contrainte.



Rien n'est simple ni épuré dans ce qui précÚde le geste, ou s'ensuit.

Sculpture donc, caresse de matiÚre, empreints d'images au réel proche, sans recherche de vouloir faire absolument, cela naßt de rencontres.

La présence du blanc quelquefois contrariée de rouge qui souligne ou s'estompe.

OĂč paumes contenant caressant une matiĂšre organique fragile prise dans le blanc.









Le calme apparent de la forme, lent Ă©coulement du fil du temps.




_ 'Comment sauver le peu qu'on engloutit ? ... '





Toute l’Ɠuvre de P-Y Freund rĂ©pond Ă  la question que pose Caroline Sagot Duvauroux * : “Comment sauver le peu qu’on engloutit ?” et que le monde lui-mĂȘme dĂ©vore. Le plasticien fait ressurgir non seulement les traces mais les lumiĂšres de tout ce qui se dĂ©fait. Textiles, moulages tirent du rien “tout ce qui reste” comme aurait dit Beckett. Comme lui, l’artiste fait de ce rien un tout en un cĂ©rĂ©monial qui n’a rien de dĂ©lĂ©tĂšre. Les survivances se transforment soudain en survivances Ă  la beautĂ© froide venue d’un surgissement intempestif. NĂ©ons, cubes conjurent Ă  leur maniĂšre l’immense charnier du temps selon une gĂ©omĂ©trie dans l’espace des plus impeccables.

Le crĂ©ateur projette des visions qui ouvrent Ă  une sorte d’universalitĂ©. Elles marquent une obsession, une hantise de l’entrave dont le crĂ©ateur veut libĂ©rer le monde comme s’il voulait rĂ©parer le trauma d’une Ă©poque qui croule sous les images, aussi rĂ©pulsives qu’attirantes et attractives, signes d’un implicite enfermement. Les Ă©pures de l’artiste permettent de penser l’ĂȘtre, son rapport Ă  l’autre, au monde en une concentration source de “simplicitĂ© ». Ses Ɠuvres produisent aussi une sensation quasi tactile de l’espace. Il joue ainsi sur deux registres : la jubilation d’un parcours initiatique qui provoque un ravissement mais aussi — car il faut bien l’appeler par son nom — le tragique de situation oĂč l’ĂȘtre semble perdu en une sorte de nĂ©ant.

Ce que l’artiste offre reste nĂ©anmoins harmonieux et accompli. Dans cet univers dĂ©peuplĂ© et de recueillement, ce qui y demeure “tient”. A ce titre, Freund pourrait faire sienne la phrase de Braque: “ une toile blanche ce n’est dĂ©jĂ  pas si mal ”; chez le plasticien c’est mĂȘme bien, car Ă  la fin il faut toujours revenir Ă  l’essentiel, l’image primitive et sourde. Une lumiĂšre surgit de sa cĂ©sure. Jamais loin du nĂ©ant, l’artiste atteint ainsi une sorte d’essence et de clartĂ© par ce dĂ©pouillement majeur lĂ  oĂč l’art semble se dĂ©rober mais rĂ©siste pourtant de maniĂšre essentielle.

C’est en ce sens que sous l’apparente banalitĂ© se cache ce qu’il y a de plus fantastique. L’image devient un seuil visuel particulier. Franchir ce seuil ne revient pas Ă  trouver ce qu’on attend. Mais c’est ainsi qu’il indique un rĂ©el passage : il ne risque pas, sa frontiĂšre passĂ©e, de rameuter du pareil, du mĂȘme. Si effet de miroir il y a, ce miroir est un piĂšge : l’Ɠil devient veuf de ce qu’il espĂšre ou serait en droit d’attendre.


Jean Gavard-Perret.


* Texte de Caroline Sagot Duvauroux, catalogue Pierre-Yves Freund, co-édité par le Musée de Belfort et le 19, CRAC de Montbéliard, 2015.












_ Paysages incertains.










Les mots revenaient sans incidence aucune sur la rĂ©alitĂ© de l'instant prĂ©sent. Juste des mots, Ă©noncĂ©s sans fin, courtes phrases scandĂ©es de silences, attente sans rupture. Semblables Ă  une sĂ©rie d'incises de rochers se dessinant sur le ciel, blanc dĂ©coupĂ© sur noirs, dessins Ă©coutĂ©s en Ă©cho Ă  la douleur de la nuque nĂ©e de contempler les crĂȘtes dĂ©chirĂ©es. Le douleur commencerait Ă  gagner le corps, se tasserait doucement au creux du ventre, plus vive aux heures pĂąles de la nuit, oubliĂ©e quelquefois, jamais perdue. Se pose la question du pourquoi ĂȘtre lĂ . Peut-ĂȘtre simplement veiller sur l'ombre 
 Se perdre dans un blanc.













_ Gestation.





GESTATION


Au sens figurĂ©, pĂ©riode pendant laquelle un artiste, un Ă©crivain travaille Ă  une Ɠuvre en cours; c'est aussi l'Ă©tat de l’Ɠuvre pendant cette pĂ©riode. Pour l'auteur, la gestation est un Ă©tat trĂšs particulier, de travail, mais aussi de prĂ©occupation et mĂȘme de hantise jusque dans la vie courante; il a l'impression de vivre dans deux mondes Ă  la fois, celui de l’Ɠuvre et le monde rĂ©el; et il s'est orientĂ© vers l’achĂšvement, il sent cependant avec l’Ɠuvre une intimitĂ© Ă  laquelle il regrette souvent de devoir mettre fin. Pour l’Ɠuvre, ce n'est pas seulement l’inachĂšvement; c'est un Ă©tat dynamique de transformations perpĂ©tuelles; les brouillons, les esquisses, en donnent une idĂ©e, mais ne rendent pas l'essentiel, qui est ce statut toujours mouvant.


Voir Ă©galement Conception, Esquisse.



Extraits du Dictionnaire des synonymes et des mots de sens voisins de Henry Bertaud du Chazaud, Quarto Gallimard .



_ Fronder





Un Y pour galet frondeur.



Phrase adressée à Cyril Jarton, dans le cadre du Championnat international de lancer de ricochets _ Galerie du Granit et Musée des Beaux-Arts _ Belfort _ 2013.



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"De quelque façon que les hommes veuillent me voir, ils ne sauraient changer mon ĂȘtre, et malgrĂ© leur puissance et malgrĂ© toutes leurs sourdes intrigues, je continuerai, quoi qu'ils fassent, d'ĂȘtre en dĂ©pit d'eux ce que je suis. "

RĂȘveries du promeneur solitaire (1782) Jean-Jacques Rousseau



_ Jean-Pierre Le Goff _











_ Thés







Photographie MichĂšle Scy.





- Retrouver des images, ce qui fut bien persiste, une idée de la rencontre perdure. Le reste n'est qu'avatar sans conséquence, petits aléas de l'art contemporain qui sont aussi construction éphémÚre.









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_ L'art Ă  10 balles ...





_ Projet initial : Tout a commencĂ© par un courrier de Patrice Ferrari auquel Ă©tait joint un billet de vingt francs, envoyĂ© spontanĂ©ment Ă  des artistes de la scĂšne contemporaine en Ă©change d’un "quelque chose" de leur art. Pour reprendre les termes de François Bazzoli, « Il se trouvera toujours un artiste un peu poĂšte, un plasticien plus impĂ©cunieux que nous, un tenant convaincu de l'art pour l'art, un pur et dur de dur pour nous prĂȘter une oreille attentive. Une lettre circulaire, quelques adresses choisies avec discernement, quelques timbres au taux lĂ©gal d'affranchissement, une idĂ©e on ne peut plus "art contemporain" (qu'en est-il de la valeur de l'art s'il n'a pas de valeur, surtout vu depuis les Ă©tables du Brionnais le plus profond, par exemple ?), et le tour est jouĂ©. »

En effet, la lettre provoqua un engouement qui dĂ©passa ses attentes. PrĂ©s de 250 artistes connus, reconnus, mĂ©connus, ont rĂ©pondu positivement au concept artistique de Patrice Ferrari. De Ben Ă  Lawrence Weiner en passant par Georg Baselitz et Sol LeWitt, les Ɠuvres qui composent “ l’art Ă  20 balles ” sont d’un intĂ©rĂȘt pĂ©dagogique certain et permettent de rendre compte de la plupart des mouvements artistiques contemporains de la scĂšne nationale et internationale. Devant ce succĂšs, l’association Esox Lucius, qui s’est donnĂ© pour objet de promouvoir et de divulguer les arts plastiques, a dĂ©cidĂ© de prendre en charge l’organisation et la diffusion de l’exposition “ l’art Ă  20 balles ” de façon aussi large que possible.

La premiĂšre prĂ©sentation publique eut lieu en juillet 2002 Ă  Ligny en Brionnais, village qui a vu naĂźtre cette initiative, ensuite Ă  la galerie des Bains Douches de Marseille 2003 et Ă  la galerie Interface de Dijon 2005. François Bazzoli, confĂ©rencier, critique et historien d’art, professeur Ă  l’École d’art de Marseille-Lumigny et Ă  l’Ecole nationale de la photographie d’Arles, sĂ©duit par le concept proposĂ© par Patrice Ferrari, est le prĂ©sident d’honneur de l’exposition.



_ Décembre 2016, Esox Lucius réactive cet appel.












Collecter. Ne pas dominer le geste. Images d'un temps oĂč quelques sous sont quelque chose. PoussiĂšres Ă  venir.







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SILENCE OPPOSÉ






_ DerniĂšre vue ....





Jour de brouillard. Le lieu oĂč saisir ces arbres est en travaux dĂ©sormais, inaccessible. Il fallait une fin, elle s'impose de fait, simplement laisser les regards porter ailleurs.







_ Tout ce blanc et ce gris.





_ Ça poisse sĂ©vĂšre. On ne voit mĂȘme pas le bout de son bras. On marche dans le vide. C'est pas nouveau. Mais c'est humide. Et ça tord un peu les boyaux. On s'habitue. Comme d'habitude. Comme d'habiter dans du fromage. Ou d'explorer le cul d'un nuage. On s'habitue. C'est pas le problĂšme. Tout ce blanc et ce gris qui nous emmĂȘlent. Le froid des os. C'est pas le plus grave. LĂ  oĂč ça coince c'est de comprendre que dans nos yeux naĂźt le brouillard.



_ Bleu de travail _ Thomas Vinau. [Édition 'La fosse aux ours']






_ Eau et vent ...