comme un souvenir










'Comme un souvenir ' _ Fondation Fernet-Branca _ Saint-Louis.
comme un souvenir_© pierre-yves freund
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comme un souvenir



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'Comme un souvenir' , exposition initiée par Pierre-Jean Sugier, en référence à l'univers cinématographique d'Andréï Tarkovski.


Cette page de site parle de certains de mes gestes, et ne saurait dire la résonance entre le travail photographique de Anne Immelé et les sculptures, la rigueur et l'exigence de la mise en espace.


Le temps et la mémoire sont deux aspects majeurs du cinéma d’Andreï Tarkovski. Pour le cinéaste russe l’image est nécessairement poétique, elle a pour vocation d’exprimer la vie à travers le passage du temps. La dimension contemplative du rapport au paysage, l’importance de l’eau sous toutes ses formes, l’imbrication de différentes temporalités et l’errance sont autant d’éléments que l’on retrouve dans la pratique photographique d’Anne Immelé, invitée par la Fondation Fernet-Branca pour cette exposition qui ne se veut pas une illustration, mais une interrogation de l’univers visuel d’Andreï Tarkovski.
Afin de créer un dialogue en écho aux multiples dimensions de l’image chez Tarkovski, Anne Immelé a convoqué quelques pièces de Pierre-Yves Freund et Dove Allouche, deux artistes dont toute l’œuvre est marquée par le passage du temps.
Les sculptures de Pierre-Yves Freund revêtent une dimension de suspens, de questionnements sans réponse ; l’altération et la modification des éléments solides ou liquides résonnent avec les préoccupations esthétiques de Tarkovski.

L’exposition se déployait en 3 mouvements ou parties : La pensée-paysage, Éterniser le temps perdu et Comme un souvenir.

Anne Immelé _ Texte introductif à l'exposition de la fondation Fernet Branca.



Fragments de notes éparses au jour le jour.



Le plâtre me rassure, matière connue à apprendre toujours un peu plus. Mouler, user la forme, réparer, recommencer, collectionner.

Placer le plâtre en des bas nylon, imposer les mains, forcer des doigts, tordre la matière, mains prises en cette contrainte.
Mémoires de visages, tentatives de réparations de presque noirs, empreintes dérisoires, silence hurlant, grotesques, semblants, faux semblants.
Formes posées au sol, permettre la déambulation, nuances de gris.
Certaines plus sombres d'avoir longtemps supporté les éléments, les marques du temps.
Des fragments de peu restent accrochés …
Stances



Conter comment cela fut réalisé, le pourquoi importe peu, sans doute né sans hasard un jour de travail, un contenant souple de plâtre à contraindre pour donner forme. Rien de plus.

Quelques mots volés ' je voulais simplement exister dans la tête de quelqu'un ' , histoires de solitudes errantes.

Formes vues de haut, comme souvent en mon travail, amener à se baisser, veiller ce qui est au sol, ne pas bouger.



A la Fondation Fernet Branca les sculptures présentées ont été créées à partir de la répétition d’une même action. Qu’il s’agisse de la manipulation de la matière par l’artiste ou de l’empreinte successive des moules, chaque œuvre est constituée d’un ensemble de volumes à géométrie organique et singulière en plâtre teinté. Ils sont disposés en série sur le sol ou les uns au-dessus des autres pour créer des structures poreuses aux couleurs minérales. Liliana Amundarain (texte paru dans Rue 89).



Mettre en tas, aligner, [
La grande Lauze] trouver un sens et un écho dans la disposition, chercher dans votre regard la réponse à une question sans fin informulée, la permanence du doute cultivée, une habitude dont les fondements s'érodent, une certaine lassitude peut-être. En changer, tenter de …




Le processus importe quelquefois, le temps, celui de l'évaporation d'un liquide, du thé noir. Dire les formes qui se dessinent, soulignées, marquées par la coloration, interrogation des dépôts dentelles et blancs.

[Presque] évolue au fil du temps de l’exposition. Trois volumes métalliques sont emplis de thé noir. La surface liquide, miroitante se fige telle une peau et exerce une interrogation sur le regardeur. Elle provoque des perceptions immédiates et multiples, et la profondeur noire évoque une forme d’éternité. Au fil des jours de l’exposition, le thé s’évapore, laissant peu à peu place au métal altéré par l’oxydation et permet l’émergence lente d’un volume un instant perdu dans le liquide.
Temps, lumière et température sont éléments constitutifs de l’œuvre.



[
Empreintes et prises d'empreintes] Les blessures marquent la sculpture, nées des réparations de peau déchirée, ouvertes, recousues pour recommencer, jusqu'à rupture du contenant. L'atelier serait le lieu de ces accumulations, ainsi faire et refaire est chemin nécessaire.



Pierre-Yves Freund inscrit ses sculptures qui tremblent entre le dérisoire et l’abouti, ne dédaignant pas l’apport du classicisme. La démarche est d’une méticulosité ascétique, paradoxalement ouverte au processus du hasard.


Rien que gestes répétés qui s’épuiseraient, il est déjà déjà, bien tard … Temps de tourner le dos.




Anne Immelé, visite du site

Pierre-Jean Sugier _ Fondation Fernet Branca


Photographies Klaus Stoeber et Olivier Perrenoud







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